On travaille dur au Café-Serpent

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By Florian IRMINGER | Filed in Anecdotes, STOP SUICIDE | No comments yet.

Paul HUNT vient de terminer de lire sa position orale, qui vient en sus de son rapport dont il a été question dans le post de ce matin.STOP SUICIDE, via des représentant-e-s de différentes ONG, tente d’approcher avec peine les diplomates d’État qui seraient susceptibles d’écouter notre position sur la situation Suisse de prévention du suicide.Actuellement, Jean ZIEGLER, rapporteur spécial sur le droit à l’alimentation, est en train de lire son intervention. Ce qui veut dire que les États les plus susceptibles de prendre des positions critiques envers la Suisse sont en train d’écouter sagement la position de Jean ZIEGLER. Ce rapport spécial là a d’ailleurs l’habitude de susciter polémiques et vives discussions. En ce moment, notre délégation, avec celles d’autres ONG, attend donc que la discussion reprenne après le rapport de Jean ZIEGLER - pour que nous puissions éventuellement boire un verre au Café-Serpent avec Paul HUNT !Vu du Café-Serpent

High level segment: quand les Etats font leur show

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By David Matthey-Doret | Filed in Coups de gueule | No comments yet.

L’ouverture de la session principale du Conseil des Droits de l’Homme débute comme d’habitude avec l’exercice parfois amusant, rarement intéressant et toujours cynique du High Level Segment.

En effet, il s’agit simplement d’une succession de discours, si possible des plus hautes autorités des Etats présents au sein du Conseil, où chacun se félicite de son engagement pour les droits humains ou décoche ses flèches, connues d’avance, envers ses adversaires diplomatiques.

Dans ce cadre, en étant en contact quotidiennement avec les défenseurs qui se trouvent sur le terrain et qui tentent de vaincre ou au moins de surmonter tous les obstacles que sont méthodiquement dressés devant eux, il est difficile de supporter ce genre d’exercice durant plus d’une heure. Alors qu’il va durer pendant deux jours et demi…

Un des plus beaux exercices de la journée a été sans doute la transition entre le ministre de la justice du Soudan, Abdel Basit Sabdarat, et la secrétaire d’État chargée des affaires étrangères et des droits de l’Homme française, Rama Yade. Et de voir exposer les dissensions les plus typiques au sein du Conseil.

Deux vertus néanmoins à cet exercice: on profite de la grande salle des Assemblées, plutôt que de se voir loger dans les horribles salles brunes et vertes habituelles et cela laisse deux jours et demi de plus aux ONG pour préparer leurs stratégies et faire des contacts.

Ouverture de la Session du Conseil des droits humains

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By Florian IRMINGER | Filed in Anecdotes | No comments yet.

Le Conseil des droits humains a tenu aujourd’hui sa journée d’ouverture de sa Session du 3 au 28 mars 2008. Micheline CALMY-REY a tenu des propos forts sur Gaza et le Darfour, les diplomates se sont retrouvés pour une nouvelle Session et la Suisse a offert un apéritif d’ouverture de la Session.
Le gratin de la diplomatie internationale et de la politique locale était réuni dans les couloirs du Palais des Nations.
Et une Conseillère municipale, représentant officiellement le délibératif de la Ville de Genève, de nous glisser à l’oreille : « Quand je vois l’âge moyen ici, je me sens jeune ! »
« Quelle place pour les jeunes » était la question ?

La 7ème session du Conseil des Droits de l’Homme débute demain matin avec ses enjeux internationaux et également ses répercussions au niveau local, notamment grâce au nouveau mécanisme de l’Examen Périodique Universel (EPU).

En Suisse, plusieurs organisations ou associations de jeunes se sont mobilisées autour de l’EPU pour porter au niveau international des thématiques inédites dans le domaine des droits fondamentaux. Pour assurer une certains visibilités à nos préoccupations, nous avons décidé de sensibiliser les délégations dès maintenant et ce jusqu’au mois de mai où la Suisse sera examinée dans le cadre de l’EPU.

Ce blog va donc relater nos expériences, nos succès et nos échecs, en laissant également une large place aux commentaires de ceux qui vont découvrir le monde onusien.

Près de 30 ONG helvétiques ont demandé la création d’une instance nationale indépendante en matière de droits humains. Dans un rapport, elles soulignent que ces droits ne sont pas respectés de la même manière dans tous les cantons.

Leur prise de position sera prise en compte dans la perspective de l’évaluation de la situation en Suisse par le Conseil des droits de l’homme de l’ONU.
« La Suisse pourrait améliorer de manière substantielle son bilan si elle mettait sur pied une véritable instance nationale des droits humains », affirme mardi une coalition d’une trentaine d’organisations non gouvernementales (ONG) helvétiques. En mai prochain, le rapport officiel sur la situation des droits humains en Suisse sera en effet soumis au Conseil des droits de l’homme des Nations Unies.

» lire la suite de l’article de swissinfo.org

Dans le cadre de l’Examen périodique universel (EPU) des violations des droits humains en Suisse par le Conseil des droits humains des Nations unies, STOP SUICIDE a participé aux travaux d’une Coalition d’Organisations non gouvernementales qui dénoncent les différentes violations des droits humains.

En matière de prévention du suicide, c’est l’inaction du Gouvernement fédéral qui est dénoncé.
En effet, la double argumentation de l’administration fédérale, prétextant d’une part ne pas avoir de bases légales pour agir et ne faisant d’autre part pas de révision pour se doter de telles bases légales, marque clairement le refus de la Confédération d’agir dans ce domaine.
De par ses engagements internationaux, la Suisse s’est engagée à tout faire pour garantir à chaque citoyenne et citoyen la possibilité d’atteindre une aussi bonne santé physique et mentale que possible, en particulier dans le cas des personnes mineures. Or, le suicide est un problème de santé mentale ; en Suisse, on peut même dire que c’est un problème majeur de santé mentale des jeunes.

» rapport présenté par STOP SUICIDE au Conseil des droits humains
» en savoir plus

L’Examen Périodique Universel (EPU) est un nouveau mécanisme de contrôle mis en place par le Conseil des droits de l’homme de l’ONU. Dans ce cadre, la Suisse, à l’instar des autres 192 Etats membres de l’ONU, devra répondre de sa politique en matière de droits humains. Les ONG sont pour la première fois impliquées dans ce processus et publient un rapport commun sur la situation des droits humains en Suisse.

Le rapport publié par la Coalition des ONG de Suisse est présenté à l’occasion de la journée de consultation nationale de la société civile organisée par le DFAE, le 26 février 2008, au cours de laquelle les ONG ont la possibilité de prendre position sur le rapport de la Suisse. Ce dernier présente les principales difficultés et progrès en matière de droits humains en Suisse. Il sera envoyé au Conseil des droits de l’homme à fin mars.
La situation des droits humains en Suisse va être examinée en mai 2008 à Genève, dans le cadre de l’Examen Périodique Universel (EPU), nouveau mécanisme de contrôle mis en place par le Conseil des droits de l’homme de l’ONU.
À l’instar des autres 192 Etats membres de l’ONU, la Suisse devra répondre de sa politique en matière de droits humains dans un dialogue interactif de trois heures avec les 47 membres du Conseil des droits de l’homme. La Suisse passera devant le Conseil en mai prochain.

Consultation des ONG suisses
A l’occasion de la journée de consultation organisée le 26 février par le DFAE, une coalition regroupant une trentaine d’ONG suisses, actives dans le domaine des droits fondamentaux, publie un rapport qui présente les principales préoccupations et priorités en matière de droits humains en Suisse. Principal constat: l’absence de mécanismes institutionnels pour mettre en oeuvre les conventions ratifiées.
Asile, victimes de traite humaine, droits de l’enfant, racisme, droits sociaux : le rapport publié par la coalition d’ONG suisses, qui s’est constituée en novembre 2007, aborde l’essentiel des problèmes de droits humains dans notre pays.

Déficit dans la mise en oeuvre
Un constat principal : des mécanismes institutionnels permettant de garantir une mise en oeuvre efficace des instruments internationaux relatifs aux droits humains font largement défaut. Il n’existe aucun plan d’action national pour mettre en oeuvre les conventions ratifiées, et la répartition des rôles et des responsabilités entre les différents départements de l’administration fédérale et les autorités cantonales souffre d’un manque flagrant de clarté et d’incohérence.

Restrictions imposées aux personnes migrantes
Ce rapport fait état des principales préoccupations des ONG en matière de droits humains en Suisse. Il s’inquiète en particulier des restrictions imposées aux droits des personnes migrantes, depuis l’introduction des nouvelles lois sur l’asile et les étrangers. Mais le rapport adresse également des recommandations très concrètes au gouvernement, notamment la mise sur pied, au plan national, d’une instance indépendante pour les droits humains, chargée de fournir un appui consultatif en matière de mise en oeuvre à tous les acteurs gouvernementaux et non-gouvernementaux.

Discriminations
Il demande également aux autorités de renforcer le cadre juridique en matière de lutte contre les discriminations et déplore l’absence de justiciabilité des droits économiques, sociaux et culturels en droit interne, qui, parce que considérés comme de simples but sociaux, ne peuvent pour l’heure faire l’objet d’une procédure judiciaire.

» rapport de la Coalition des ONG