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Suicide prevention: inactivity of the Swiss Government

Lundi, mars 31st, 2008

Switzerland witnesses a very high suicide rate among young people: “In Switzerland, 1378 people have committed suicide in the year 2000 (979 men and 399 women). This corresponds to 4 deaths/day due to suicide, or to a suicide rate of 19.1 every 100’000 residents. The Swiss suicide rate is therefore significantly higher than the world average rate […]” .”Estimates say that only 10’000 suicide attempts (4000 men and 6000 women) are counted in census and treated on a medical level, while it is supposed that between 15’000 and 25’000 attempt to commit suicide every year” (quotations are from the report of the Federal Public Health Office).

Suicide of young people is a special problem. For young aged between 15 and 24 sui-cide represents, together with road accidents, the first cause of mortality. Between 1969 and 2004, the suicide rate of the 15-19 year-old is of 10.18/ 100’000 residents and of 23.16/ 100000 residents for the 20-24 year-old . “After the backward step in the number of deaths by road accident and the drop-off in AIDS related deaths, suicide is today the first cause of death amongst men aged between 15 and 44″ (quotation again from the same Office).
Despite these overwhelming numbers, in Switzerland there is no such thing as a pro-gram or a federal objective of suicide prevention.
The Federal government argues that it is not in the position to take action, since it lacks the constitutional competence to move forward in the ambit of suicide prevention. This opinion is obviously not unanimous . Moreover the share of competence in the Swiss federal system can be deeply discussed, mainly because of the encouraging role the Confederation can take up with the cantons. In fact, at present the Confederation already holds some degree of competence in health related issues, such as mental health and prevention. Additionally, an enlargement of these activities does not require a modification of the constitutional competence.

» read the STOP SUICIDE’s report in english
» more information on the federal suicide prevention

Le droit de porter une arme à feu aux États-Unis

Dimanche, mars 23rd, 2008

«A well regulated militia, being necessary to the security of a free state, the right of the people to keep and bear arms shall not be infringed», Second Amendment, Bill of Rights, US Constitution.

L’interprétation de cette phrase, deuxième amendement de la Constitution des États-Unis d’Amérique, fait à nouveau débat. Plus précisément : la Cour suprême a accepté de se prononcer en la matière, acceptant un appel dans l’affaire opposant le district de Columbia, de la ville de Washington DC, et un de ses habitants soumis à l’interdiction de posséder une arme dans ce district, Dick Heller.
La Cour n’avait plus accepté de se prononcer sur des appels concernant le deuxième amendement depuis 1939 et sa décision United States vs Miller.Le débat fait rage aux États-Unis, car l’interprétation de cette unique phrase du deuxième amendement semble difficile pour certains.
Aux États-Unis, le droit de porter une arme est sacro-saint ; on se rappelle évidemment le film de Michael Moore, Bowling for Columbine, à ce propos. Et ce droit semble être protégé aux yeux des lobbys pro-armes par le deuxième amendement.
Celui-ci permettrait aux citoyennes et citoyens de posséder une arme pour s’opposer à la tyrannie de l’État – en particulier l’État fédéral. D’autres pourtant défendent que cet amendement a été introduit en 1791 pour rassurer les États du sud, dans lesquelles les « milices » étaient là pour défendre les propriétaires d’esclaves.
De manière générale, l’interprétation n’est pas aisée, ce d’autant plus que la rédaction de l’amendement est ambiguë. Qu’entend-on par « milices » ? la dernière partie de la phrase fait-elle référence aux « milices » ou plutôt au « peuple » ? La Legal Community Against Violence donne des informations en la matière.Plus précisément, sur l’arrêt que la Cour suprême publiera probablement en juin 2008, dont on retrouve un résumé des premières auditions dans le New York Times du 19 mars 2008, de nombreuses informations figurent sur le site Internet de la Coalition to Stop Gun Violence. Le Maire et la Procureure du District de Columbia ont également exprimé leur position dans le Washington Post, 4 septembre 2007Par ailleurs, voici la prise de position de Paul HELMKE, Président de la Brady Campaign and Brady Center, après les premières auditions de la Cour suprême :

Quel rapport avec la prévention du suicide ?
Le rapport entre ce futur arrêt de la Cour suprême et le suicide n’est pas direct.
Le nombre de suicides peut être diminué si l’on diminue l’accessibilité aux armes à feu !
En effet, on sait, sur la base de nombreuses études, que les méthodes de suicides ne sont pas transmissibles. Ainsi, une personne qui utiliserait une arme à feu pour se suicider, n’utiliserait pas forcément une autre méthode, si l’arme à feu n’était pas disponible.
Ainsi, diminuer le nombre d’armes à feu en circulation, gardées dans les foyers sans sécurité particulière, permet de diminuer le nombre de suicide. L’exemple de l’Autriche est particulièrement intéressant à ce titre : http://www.stopsuicide.ch/Une-nouvelle-etude-le-confirme.

Quel rapport avec l’Examen périodique universel (EPU) ?
Le rapport entre ce futur arrêt de la Cour suprême et l’EPU n’est pas direct.
STOP SUICIDE dénonce, en matière de prévention du suicide, l’inactivité de la Suisse, raison pour laquelle lle dépose un rapport dans le cadre de l’EPU. En Suisse, par ailleurs, l’arme à feu est la première méthode de suicide des jeunes hommes entre 19 et 39 ans en Suisse.
Aux États-Unis, la situation est différente. D’abord, même si l’État fédéral n’a pas de compétences directes en la matière, le Gouvernement ne s’est pas caché derrière cette situation à l’image de la Suisse, mais a agit en adoptant trois lois de prévention du suicide des jeunes. Par ailleurs, les armes à feu constituent surtout un outil pour commettre des meurtres aux États-Unis.
Ceci étant, la communauté internationale peut agir pour diminuer le nombre d’armes légères en circulation. Raison pour laquelle l’EPU est intéressant aussi sur cet aspect.

La Cour suprême pourrait donc agir pour aller dans le sens de la communauté internationale, voulant réduire la circulation d’armes légères et petites de par le monde.