L’EPU: bientôt l’heure du bilan

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By David Matthey-Doret | Filed in CODAP, EPU | No comments yet.

Nous voilà arrivés à la fin de la première session de l’Examen Périodique Universel, avec le passage en ce moment même de l’Argentine devant le Conseil, dernier Etat à être examiné durant cette session.

Bien entendu, certains déceptions sont grandes, et toutes les victoires de ce nouveau mécanisme ne sont pas encore claires.

Néanmoins, trois constatations:

  1. Les pires Etats en terme de situation des droits de l’Homme s’en sortent bien, après avoir bataillé ferme, notamment autour de l’adoption des rapports les concernant. Les plus habiles, comme la Tunisie, se sont même organisés pour gérer les questions qui leur ont été posées. Le fameux cas de la Tunisie qui a envoyé ses questions à l’avance aux délégations et un bon exemple, mais ils n’ont tout de même pas réussi à cacher cette pratique auprès de certains médias.
  2. Certaines questions, qui n’avaient jusque-là aucune visibilité sur le plan international, ont été mises sur le devant de la scène lors de l’examen de certains Etats. L’exemple le plus frappant est celui de l’orientation sexuelle qui a été soulevé par la Slovénie lors de l’examen de l’Equateur, qui a par la suite accepté une recommandation à ce sujet, malgré les efforts et les interventions tous azimuts de l’Egypte, qui voulait absolument pas que ce point soit soulevé devant le Conseil. Le Président a même dû intervenir pour ramener la délégation égyptienne à la raison, car elle se permettait presque de juger de ce que l’Etat équatorien devait accepter ou pas comme recommandation.
  3. Les médias internationaux font preuve d’un désintérêt total concernant l’EPU, et visiblement également au niveau national ou local. Même les médias très spécialisés sur le Conseil et son travail, comme la Tribune des Droits Humains ou le blog du Temps sur le Conseil n’en parlent pas ou très peu. C’est désormais un réel défi pour les ONG de mettre en avant ce processus et surtout les points qu’elles soulèvent au niveau international concernant les différentes situations nationales des droits de l’Homme.

C’est à l’occasion du Cours de formation de base à l’action en faveur des droits de l’homme, organisé par le CODAP que STOP SUICIDE s’est une nouvelle fois rendue à l’ONU. En effet le 26 mars 2008, Florian Irminger, coordinateur de STOP SUICIDE, a été invité par David MATTHEY-DORET et ainsi eu l’opportunité de s’exprimer devant un public averti, constitué de jeunes actifs dans le domaine des droits de l’homme. 
Lors de sa présentation, Florian a non seulement décrit STOP SUICIDE, ses objectifs et ses différents plans d’action, mais il a également clairement mis en évidence la raison d’être de l’Association. En d’autres termes, Florian a réaffirmé la réelle problématique que constitue le suicide des jeunes en Suisse et l’invraisemblance de l’inaction dont la Confédération fait preuve en la matière. Il a donc souligné la nécessité d’agir et justifié l’implication de STOP SUICIDE dans le cadre de l’Examen périodique universel de la Suisse. 
Par ailleurs, il faut préciser que d’autres intervenants se sont exprimés ce jour-là. D’abord Niels Jakob HARBITZ, responsable de projet, est venu présenter le principe des Maisons des droits de l’homme. Ce dernier souhaite que de nouvelles Maisons des droits de l’homme voient le jour à travers le monde. Il est possible de se référer directement au site www.humanrightshouse.org pour obtenir de plus amples informations.
Enfin ajoutons que l’Ambassadeur permanent du Maroc à l’ONU ainsi que Anh Thu DUONG, l’Ambassadrice suisse en charge des droits humains à l’ONU, se sont quant à eux employés à décrire le principe et le bien-fondé du mécanisme de l’Examen périodique universel. 
Cette journée riche en rencontres et en enseignements, est surtout apparue comme une occasion privilégiée de communiquer avec d’autres jeunes impliqués dans la promotion et la défense des droits de l’homme.     

EPU sur la Suisse : tous les rapports sont publiés

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By Florian IRMINGER | Filed in STOP SUICIDE | No comments yet.

L’ensemble des rapports sur la Suisse, en vue de l’Examen périodique universel, ont été publiés : rapports des ONGs, on retrouve également le rapport du gouvernement et la compilation des rapports des organes de l’ONU préparé par le Haut-commissariat des droits de l’homme de l’ONU. Ce dernier document est particulièrement intéressant.
À l’évidence, le rapport du Gouvernement en vue de l’EPU ne retient pas le fait que la Suisse a un grave problème de santé mentale ; il mentionne que la Suisse bénéficie d’un bon système de santé, ce qui est globalement et en comparaison internationale certainement vrai, mais oublie de mentionner les devoirs d’action en matière de promotion de la santé physique et mentale du Gouvernement.
Par contre, le résumé des prises de position des organes de l’ONU retient la question du suicide ! En effet, ce rapport rappelle en effet que le Comité sur les droits de l’enfant s’est déjà inquiété du nombre de suicides élevé des enfants et adolescents, mentionnant en particulier le manque d’actions de prévention et recommandant à l’État fédéral de mettre en place toute action de prévention utile.
Il s’agit d’un premier pas important : la haute instance en matière de défense des droits humains a intégré dans son rapport la question du suicide, montrant ainsi que la volonté de STOP SUICIDE d’intégrer cette issue à l’EPU de la Suisse est juste et nécessaire !
Reste à espérer que les ambassadrices et ambassadeurs lisent ces textes avec attention et soient interpellé-e-s par le fait que le suicide est la première cause de mortalité des jeunes de 15 à 24 ans en Suisse avec les accidents de la route…

» compilation des rapports des organes de l’ONU préparé par le Haut-commissariat des droits de l’homme de l’ONU

Switzerland witnesses a very high suicide rate among young people: “In Switzerland, 1378 people have committed suicide in the year 2000 (979 men and 399 women). This corresponds to 4 deaths/day due to suicide, or to a suicide rate of 19.1 every 100’000 residents. The Swiss suicide rate is therefore significantly higher than the world average rate […]” .”Estimates say that only 10’000 suicide attempts (4000 men and 6000 women) are counted in census and treated on a medical level, while it is supposed that between 15’000 and 25’000 attempt to commit suicide every year” (quotations are from the report of the Federal Public Health Office).

Suicide of young people is a special problem. For young aged between 15 and 24 sui-cide represents, together with road accidents, the first cause of mortality. Between 1969 and 2004, the suicide rate of the 15-19 year-old is of 10.18/ 100’000 residents and of 23.16/ 100000 residents for the 20-24 year-old . “After the backward step in the number of deaths by road accident and the drop-off in AIDS related deaths, suicide is today the first cause of death amongst men aged between 15 and 44″ (quotation again from the same Office).
Despite these overwhelming numbers, in Switzerland there is no such thing as a pro-gram or a federal objective of suicide prevention.
The Federal government argues that it is not in the position to take action, since it lacks the constitutional competence to move forward in the ambit of suicide prevention. This opinion is obviously not unanimous . Moreover the share of competence in the Swiss federal system can be deeply discussed, mainly because of the encouraging role the Confederation can take up with the cantons. In fact, at present the Confederation already holds some degree of competence in health related issues, such as mental health and prevention. Additionally, an enlargement of these activities does not require a modification of the constitutional competence.

» read the STOP SUICIDE’s report in english
» more information on the federal suicide prevention

«A well regulated militia, being necessary to the security of a free state, the right of the people to keep and bear arms shall not be infringed», Second Amendment, Bill of Rights, US Constitution.

L’interprétation de cette phrase, deuxième amendement de la Constitution des États-Unis d’Amérique, fait à nouveau débat. Plus précisément : la Cour suprême a accepté de se prononcer en la matière, acceptant un appel dans l’affaire opposant le district de Columbia, de la ville de Washington DC, et un de ses habitants soumis à l’interdiction de posséder une arme dans ce district, Dick Heller.
La Cour n’avait plus accepté de se prononcer sur des appels concernant le deuxième amendement depuis 1939 et sa décision United States vs Miller.Le débat fait rage aux États-Unis, car l’interprétation de cette unique phrase du deuxième amendement semble difficile pour certains.
Aux États-Unis, le droit de porter une arme est sacro-saint ; on se rappelle évidemment le film de Michael Moore, Bowling for Columbine, à ce propos. Et ce droit semble être protégé aux yeux des lobbys pro-armes par le deuxième amendement.
Celui-ci permettrait aux citoyennes et citoyens de posséder une arme pour s’opposer à la tyrannie de l’État – en particulier l’État fédéral. D’autres pourtant défendent que cet amendement a été introduit en 1791 pour rassurer les États du sud, dans lesquelles les « milices » étaient là pour défendre les propriétaires d’esclaves.
De manière générale, l’interprétation n’est pas aisée, ce d’autant plus que la rédaction de l’amendement est ambiguë. Qu’entend-on par « milices » ? la dernière partie de la phrase fait-elle référence aux « milices » ou plutôt au « peuple » ? La Legal Community Against Violence donne des informations en la matière.Plus précisément, sur l’arrêt que la Cour suprême publiera probablement en juin 2008, dont on retrouve un résumé des premières auditions dans le New York Times du 19 mars 2008, de nombreuses informations figurent sur le site Internet de la Coalition to Stop Gun Violence. Le Maire et la Procureure du District de Columbia ont également exprimé leur position dans le Washington Post, 4 septembre 2007Par ailleurs, voici la prise de position de Paul HELMKE, Président de la Brady Campaign and Brady Center, après les premières auditions de la Cour suprême :

Quel rapport avec la prévention du suicide ?
Le rapport entre ce futur arrêt de la Cour suprême et le suicide n’est pas direct.
Le nombre de suicides peut être diminué si l’on diminue l’accessibilité aux armes à feu !
En effet, on sait, sur la base de nombreuses études, que les méthodes de suicides ne sont pas transmissibles. Ainsi, une personne qui utiliserait une arme à feu pour se suicider, n’utiliserait pas forcément une autre méthode, si l’arme à feu n’était pas disponible.
Ainsi, diminuer le nombre d’armes à feu en circulation, gardées dans les foyers sans sécurité particulière, permet de diminuer le nombre de suicide. L’exemple de l’Autriche est particulièrement intéressant à ce titre : http://www.stopsuicide.ch/Une-nouvelle-etude-le-confirme.

Quel rapport avec l’Examen périodique universel (EPU) ?
Le rapport entre ce futur arrêt de la Cour suprême et l’EPU n’est pas direct.
STOP SUICIDE dénonce, en matière de prévention du suicide, l’inactivité de la Suisse, raison pour laquelle lle dépose un rapport dans le cadre de l’EPU. En Suisse, par ailleurs, l’arme à feu est la première méthode de suicide des jeunes hommes entre 19 et 39 ans en Suisse.
Aux États-Unis, la situation est différente. D’abord, même si l’État fédéral n’a pas de compétences directes en la matière, le Gouvernement ne s’est pas caché derrière cette situation à l’image de la Suisse, mais a agit en adoptant trois lois de prévention du suicide des jeunes. Par ailleurs, les armes à feu constituent surtout un outil pour commettre des meurtres aux États-Unis.
Ceci étant, la communauté internationale peut agir pour diminuer le nombre d’armes légères en circulation. Raison pour laquelle l’EPU est intéressant aussi sur cet aspect.

La Cour suprême pourrait donc agir pour aller dans le sens de la communauté internationale, voulant réduire la circulation d’armes légères et petites de par le monde.

STOP SUICIDE s’est exilée à Berne aujourd’hui (Berne : ville du centre de la Suisse qui fut choisie comme capitale de ce pays, après que la Diète fédérale y s’y réunissait de 1801 à 1848, pour des raisons uniquement géographiques… et parce que la ville est charmante) !

STOP SUICIDE n’est pas tant allé découvrir les beautés de la ville, que l’intérieur du Palais fédéral. Un peu comme au Café-Serpent de l’ONU, il s’agit en somme d’attraper les parlementaires avec lesquelles nous avions fixé rendez-vous.
En réalité, ces personnes, qui ont toutes des histoires, des vécus et des carrières personnelles impressionnantes et touchantes ne sont pas tant comme on les décrit : à la formule « politiciens, tous pourris », j’aurais envie de répondre « politiciennes et politiciens, toutes et tous pressés mais attentifs ».
Quelle n’a en effet pas été notre surprise d’être si bien accueillis dès notre premier rendez-vous avec la secrétaire d’un des plus importants groupes parlementaires de l’Assemblée fédérale ! Après quelques minutes de discussion, de présentation de STOP SUICIDE et de notre démarche à l’ONU, voici que nous étions déjà en train d’élaborer une stratégie : quelle démarche adopter, avec quel-le parlementaire…
Et les parlementaires, justement, que nous avons pu contacter, quelle générosité dans le temps qu’ils nous ont consacré et l’intelligence mobilisée pour notre cause ! Une parlementaire Verte nous a fait visiter les magnifiques appartements du Conseil national (les anti-chambres des différents groupes, la salles des pas-perdus, etc). Une parlementaire de l’Union démocratique du centre nous a écouté et a dit être à notre disposition pour contacter des élu-e-s de son parti. Devant la cafétéria, bien petite d’ailleurs, une autre parlementaire a repris la discussion stratégique avec nous – entre deux votations. En deux secondes, nous avons également pu rencontrer le chef de la délégation aux droits de l’homme de l’Assemblée fédérale – mais voilà que la cloche sonne pour aller voter et que ce parlementaire sprint à sa place où nous ne pouvons pas le suivre…
Il n’est pas question ici de faire l’éloge d’élu-e-s, mais de raconter une expérience nouvelle pour STOP SUICIDE, à la rencontre des parlementaires dans « leurs appartements » – des ours bien accueillants en fait (sur les ours de Berne…) !
À suivre donc !

On apprenait dans la Neue Zürcher Zeitung du 24 février 2008 que l’Office fédéral de la santé publique (OFSP) organise des auditions et consultations préliminaires en vue de la rédaction d’une nouvelle loi fédérale sur la prévention et la promotion de la santé.

Selon ses déclarations publiques en vue de la préparation de cette nouvelle loi, l’OFSP refuse d’intégrer la prévention du suicide, prétextant maintenant que le suicide ne serait qu’une conséquence de la dépression. Pour l’OFSP, le suicide n’est pas une maladie, donc la Confédération n’a pas de compétences en la matière.
Si per se, tel est vrai, car le suicide n’est pas qu’un problème médical, il n’en est pas moins vrai que les causes de suicides peuvent être dues à une maladie mentale.
La prévention et le dépistage de la dépression, notamment par la mise en oeuvre d’Alliances cantonales ou régionales contre la dépression comme à Genève, sont à ce titre des moyens de réduction du suicide. Ils ne suffisent toutefois pas, tant il est vrai que le suicide d’un jeune n’est pas uniquement ni toujours le résultat funeste d’une maladie mentale.
En Suisse, avec les accidents de la route, le suicide est la première cause de mortalité des jeunes de 15 à 24 ans ; il s’agit donc d’un problème majeur de santé publique qui ne peut plus être ignoré. Ne pas se voiler la face signifie d’abord accepter que pour prévenir le suicide, il faut parler du suicide, de manière explicite. Or, limiter le suicide des jeunes à la question de la dépression est réducteur. À travers ses engagements internationaux, la Suisse s’est engagée à tout faire pour garantir à chaque citoyenne et citoyen la possibilité d’atteindre une aussi bonne santé physique et mentale que possible, en particulier dans le cas des personnes mineures. Or, le suicide des jeunes est un problème majeur de santé mentale en Suisse. Une coalition d’organisations non gouvernementales a déposé un rapport au Conseil des droits humains de l’Organisation des Nations Unies (ONU), en vue de l’Examen périodique universel des violations des droits humains en Suisse. Cette Coalition a retenu la question du suicide des jeunes, dénonçant l’inaction de l’État fédéral.
Ceci ne veut pas dire que la Confédération doit prendre la place des cantons. Bien au contraire, son rôle est d’encourager l’ensemble des cantons à agir, de définir des stratégies de prévention applicables et de soutenir les activités régionales, notamment en permettant une coordination de celles-ci et en accroissant la disponibilité et la diffusion des informations sur le suicide.
Cet examen périodique de la situation des droits humains permet de montrer l’utilité des instruments internationaux. En l’occurrence, la Suisse est interpellée, car elle hésite à agir dans un domaine dans lequel d’autres pays ont une large avance. La Finlande, par exemple, a connu une diminution drastique du nombre de suicides suite à la mise sur pied de programmes de prévention.
Ceci pour dire que l’on peut diminuer le nombre de suicides, encore faut-il admettre leur existence, reconnaître la nécessité d’un réseau et agir pour intégrer la prévention du suicide dans les politiques de promotion de la santé. La Suisse bénéficie déjà d’une qualité de soins importante, d’un vaste réseau, mais manque d’une coordination, d’informations et de prévention spécifiques. La Confédération pourrait agir. Pour qu’elle le fasse, pourtant, il faut visiblement lui rappeler ses obligations internationales.

Par Philipp DE ANGELIS, membre du Comité de STOP SUICIDE, paru dans la Tribune de Genève, 15 mars 2008

» position de STOP SUICIDE déposée en vue de l’EPU

un premier pas…

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By philipp | Filed in Anecdotes, Humour, Non classé, STOP SUICIDE | No comments yet.

STOP SUICIDE a réussi à voler quelques minutes du temps précieux du rapporteur spécial, Paul Hunt, pour lui demander son avis à propos du suicide, en relation avec les droits de l’homme. Comme d’habitude, les personnes compétentes et distinguées n’ont pas besoin de se donner de l’importance. M. Paul Hunt, après une lourde journée onusienne nous a accueillis avec sympathie et toute son attention.
Il faut aussi dire que nôtre stratégie de boire des verres, diplomatiquement, dans le Serpent en faisant les flamingos est définitivement adoptée comme étant la meilleure, surtout parce qu’on arrive à l’appliquer parfaitement. Cette stratégie nous a menés à attendre nôtre proie, le rapporteur spécial, lors de la fin de la journée des travaux du Conseil, et à lui sauter dessus lorsque l’occasion se presentait. On a réussi ! Prochainement on se rencontrera pour un café, au Serpent, avec Paul Hunt, et on aura un peu plus de temps pour discuter avec lui. Un premier pas est fait…

Droit à la santé

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By Florian IRMINGER | Filed in STOP SUICIDE | One comment

Dans le cadre du point 3 à l’ordre du jour de la Session actuelle du Conseil des droits humains de l’ONU, la promotion et protection de tous les droits de l’homme, civils, politiques, économiques, sociaux et culturels, y compris le droit au développement, le rapporteur spécial Paul HUNT, rapporteur spécial sur le droit de toute personne de jouir du meilleur état de santé physique et mentale susceptible d’être atteint, va présenter son rapport.

C’est intéressant à plusieurs titres : d’abord, parce que cela marque l’universalité et l’indivisibilité des droits fondamentaux et que la santé a lieu d’être comprise en l’espèce, ensuite, car cela rappelle que le droit à la santé doit se comprendre selon le niveau de développement des États dont il est question et les priorités nationales.
Pourrait-on dès lors considérer que,
- dans un État « sur-développé »,
- dans lequel le suicide est avec les accidents de la circulation la première cause de mortalité des jeunes entre 15 et 24 ans,
- dans lequel l’autorité politique prend en charge des aspects de prévention et de promotion de la santé publique, en plus du système de santé qui devrait garantir l’accès de toutes et tous aux soins (lutte contre l’alcoolisme, contre l’obésité, contre la fumée, etc.),
- il serait normal que le suicide soit compris également dans les programmes de prévention et de promotion de la santé ou du moins que les actions des États fédérés et des privés soient soutenues par l’État fédéral ?

Pour en savoir plus, STOP SUICIDE sera à l’ONU aujourd’hui…

Les ONG à l’ONU

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By Florian IRMINGER | Filed in Humour | One comment

Le CODAP et STOP SUICIDE ont filmé les ONG arrivant au Café-Serpent :